La famille Dominguez n’est pas novice dans l’élevage de bétail brave, les éleveurs actuels, Adrian et Enrique, ne représentent pas moins que la troisième génération de ganaderos. Le patriarche, José Dominguez, a débuté en 1962 en assemblant du bétail de différents éleveurs. De cet assemblage ressortent la caste Navarraise ainsi que la caste Santa Coloma qui va devenir le point d’ancrage de l’alchimie de la famille Dominguez, si bien qu’elle va créer un encaste propre, le «Dominguez», peu connu sur le territoire ibérique de la tauromachie à pied mais très courtisé des amateurs de spectacles populaires où le bétail des Dominguez, encasté et sérieusement présenté est une garantie d’émotion. Les «festejos populares» représentent le moteur financier de l’élevage avec plus de cent sorties par an. Cependant, les Dominguez n’ont jamais oublié les fondamentaux car ils pratiquent toujours un mode de sélection identique à celui des élevages de corrida. Une rigueur qui explique sans aucun doute les bons résultats de l’élevage. Enrique avoue penser à la tauromachie à pied depuis sa plus tendre enfance. Mais l’élevage est un chemin de patience et il a attendu le moment opportun, conjugaison d’une situation économique propice et d’une maturité professionnelle pour l’envisager. Ainsi, en 2010, il saisit l’opportunité d’acheter l’élevage de Jesus Perez Escudero.
Cette ganaderia du Campo Charro (située à Tenebron aux abords de Ciudad Rodrigo) est d’origine Santa Coloma et présente schématiquement deux lignes: Saltillo et Coquilla. Le choix ne s’est pas opéré par hasard. Enrique est un amoureux de l’encaste Santa Coloma et plus particulièrement de l’ascendance Saltillo. Observer les vaches de sa nouvelle ganaderia suffit à vous persuader de sa passion et à vous convaincre qu’il s’agit bien là du rêve de sa vie. Si l’élevage de Perez Escudero possède un des meilleurs sangs de la cabaña brava, il souffrait ces dernières années d’un manque de suivi. Cela faisait huit ans par exemple que les tientas n’avaient pas été pratiquées. De ce fait, le premier travail d’Enrique et d’Adrian consiste à jauger le niveau de leur acquisition. Sur les deux cents vaches achetées, ils se contenteront de garder les quarante meilleures. Le bétail n’ayant pas été accepté lors des tientas viendra enrichir l’élevage familial destiné aux spectacles populaires. A cette heure, environ soixante vaches ont été essayées. Les résultats sont irréguliers, comme on est en droit de l’attendre dans pareil cas, mais Enrique demeure dans l’ensemble très satisfait car des vaches «de grandes notes» sont déjà sorties du lot. Une seule s’est avérée «mansa perdida », avouet-il. La tienta d’Orthez du 02 Avril 2011 s’inscrit dans l’opération de reconstruction de cet élevage entreprise par les ganaderos.Ce spectacle, qui sera offert gratuitement au public, ouvrira à tous les présents les portes du monde du campo bravo, habituellement très fermées. Enfin, cette tienta permettra d’assister exceptionnellement à la sélection de vaches «âgées» (4 ans), ce qui présente l’avantage de donner à l’animal tous les atouts pour pouvoir s’exprimer pleinement.

0 commentaires:
Enregistrer un commentaire
CHARTE DE PARTICIPATION
Bonjour et merci de l'intérêt que vous portez à la tauromachie orthézienne. Ces pages ont pour objet d'informer et de partager. Elles ne sont ouvertes ni à la polémique stérile, ni à l'incorrection. Elles ne sont pas davantage un lieu où l'on débat pour ou contre la corrida. Les commentaires sont modérés et seuls ceux qui apportent un avis pertinent seront publiés. Ni le langage "texto", ni la grossièreté, ni l'insulte ne trouveront leur place ici. Si vous êtes en accord avec ces quelques lignes et que vous désirez prendre la parole, alors c'est à vous...